mardi 23 janvier 2007

Aaaaaaaaaaaaah ça va mal !

JAY-JAY JOHANSON "THE LONG TERM PHYSICAL EFFECTS ARE NOT YET KNOWN"

On avait laissé Jay-Jay il y a quelques temps , à l'époque ou il avait eu la très mauvaise idée de se prendre pour un hybride de Klaus Nomi et Ziggy Stardust, et de tenter de passer pour une diva des dancefloors sur le désastreux "Antenna". Echaudés, on avait pas non plus été rassérénés par le fadasse "Rush" , et en toute franchise, personnellement j'avais fait une croix sur le bonhomme .
Mais voilà la bonne nouvelle : fini les overdoses d'ecsta au Queen et les sauteries chez Michou, Jay-Jay va de nouveau mal et si c'est tant pis pour lui, c'est tant mieux pour nos oreilles !
Retour donc du crooner à la voix d'ange, pour un album splendide dans la veine de ces trois premiers opus ( "Whiskey", "Tatoo", et "Poison" ).

Et bien sûr , quand on revient à ces premières amours, il est hors de question de se manger un râteau.
De ce côté là , pas de danger , on retrouve la patte musicale du suédois, oscillant entre trip hop façon Bristol , nappes de cordes et claviers à la Bernard Hermann ou John Barry, parfum Gainsbourien, et enfin cette voix , cette voix de dandy haut perchée, qui pourrait rappeler Sinatra s'il avait fait partie d'un choeur d'enfant, ou les premières chanteuses de jazz si elles en avaient eu .

Mais , quand on veut reconquérir la bien-aimée qu'on avait laissée pour aller s'encanailler avec un Dj des Bains Douches, hors de question de lui rejouer les même petits tours qui avaient pourtant marché jadis. Certes la sortie d'un album de M.Johanson aussi magique que les premiers, aurait suffit à notre bonheur ( enfin au mien en tous cas ! ), mais on va quand même pas cracher sur un peu de nouveauté.
C'était suggéré par la pochette ( qui singe la posture de Bill Evans sur "Sunday at the Village Vanguard" ), mais il plane sur cet album un petit parfum de jazz , au sens noble du terme, tant dans les harmonies que dans les rythmiques, ce qui nous vaut d'ailleurs un splendide "As good as it gets".

Évitant donc ces deux écueils du vieux beau qui voudrait de nouveau se la raconter, Jay-Jay nous sort donc un petit diamant, noir de spleen jusqu'au fond des textes ("Coffin" et l'obsédant "Time will tell me " ) et brillant tant par l'interprétation que l'écriture.

On ne rate pas un si belle occasion de déprimer .

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Je n'aime pas Jay-Jay et pourtant ta critique me donne envie d'aller écouter l'album. Peut-être que je changerais d'avis...

Kikibuk a dit…

En fait tout dépend de ce que tu as déjà écouté ... si t'as eu la malchance d'écouter un des deux derniers album celui-là te fera probablement changer d'avis.. sinon ça tefrea une occasion de confirmation !

Kikibuk a dit…

tiens au fait Hélène, Beirut alors ? c'est pas de la belle beauté non ?