samedi 20 janvier 2007

Whoo whoo whoo

THE FRATELLIS "COSTELLO MUSIC"

Les fausse frateries ont toujours bien marché en matière de rock en général, des plus vieilles ( Ramones ) au plus récentes ( White Stripes ).
Par contre, revival rock oblige, une foultitude de groupes en "the" ont débarqué ces dernières années pour le meilleur ( The Coral, The Kooks... ) et pour le pire ( The Killers, The U2 ah non y'a pas de the ... ), ce qui nous donne donc une bonne raison de nous méfier comme de Sarko des nouveaux venus répondant au deux critères.

Heureusement cette fois , le cru est bon, voire même terrible. Les trois faux frères véritablement écossais des Fratellis tapent vraiment très fort pour un premier album.
De quoi il est question me direz-vous. Et bien assurément pas de donbolo burkinabé, mais bien de rock 'n roll , du vrai , comme le Royaume Uni ne nous en avait pas balancé depuis les Libertines ou presque.
Si les Fratellis ne changent donc pas une recette qui marche , ils ont le talent de choisir les meilleurs ingrédients .

Déjà , et il faut le souligner parce que ça se fait de plus en plus rare, ça joue , et ça joue grave, les frérots démontrant vraiment un cohésion impressionante, qui n'est pas sans rappeler les performances de Supergrass sur "In it for the money" ( album cultissime que vous allez courir écouter si ce n'est déjà fait bande d'ignares ! ), mais qu'il faudra bien sûr aller vérifier en live .

Pour ce qui est des morceaux en eux-même, Jon Fratelli ( tête pensante de la bande ) est un malin.
Comme souvent , il convoque les vieilles influences pour leur mettre un bon vieux coup de botox, de T.Rex sur "Henrietta" qui ouvre l'album à cent à l'heure, aux Beatles sur "Whistle for the Choir" en passant par Bowie, et démontre surtout un sens du riff et des ruptures rythmiques redoutable, laissant constamment planer la surprise sur des titres qui ne sombrent du coup jamais dans la banalité.
Les mélodies sont assez bien foutues, et surtout , on savourera le retour en grâce des refrains "singalong" à base de shalala et de whoo whoo qui feront probablement la joie des cordes vocales avinées de vos potes en fin de soirée, et il faut bien avouer que ça fait partie du plaisir.

Côté textes , on ne s'attend pas à Spinoza et on a bien raison , mais le détail qui tue et place du coup les trois écossais en tête de peloton, est le soupçon d'humour second degré qui soupoudre ces histoires de fesses ("Got ma nuts from a hippie" ) et autres portraits de paumés ("Vince the loveable stoner" ).

Au final , une galette qui aligne des titres pêchus et bien ficelés , et qui ressemble un peu au pin-ups de sa pochette : on sait que ce ne sont pas les nanas les plus raffinées , mais on ne peut pas s'empêcher de les trouver bonnes ( si vous êtes une fille , veuillez oublier ce dernier commentaire machisant merci ! ) .

2 commentaires:

Anonyme a dit…

heureusement que tu t'excuses de ta dernière remarque!
Ca l'air sympa les Fratellis...

Kikibuk a dit…

oui je sais ça m'a échappé !