Carla tais-toi
CARLA BRUNI "NO PROMISES"
Bon , soyons franc du collier, hors de question de mettre un sous dans un album de Carla Bruni , par principe, et par peur d'avoir à le regretter.
Restons toujours dans la franchise, difficile de ressentir la moindre excitation à l'annonce de la sortie d'un successeur à son insipide premier album franchouillardo-chansonnier sans envergure.
Impossible également de croire au talent de Carla Bruni, quand on se rappelle l'avoir vu se vautrer lamentablement dans l'émission "En a parte " sur Canal, en ne pouvant même pas retrouver les trois accords de son single pour l'interpréter en live à la demande de Pascale Clarke. Quand on prétend avoir écrit ses chansons, ça fait un peu baltringue.
Néanmoins, raffut médiatique à l'appui, difficile de ne pas avoir la curiosité de prêter une oreille à ce "No Promises" puisqu'on nous bassine partout qu'il est bon, et qu'on a quand même envie de donner une deuxième chance à une demoiselle qui a eu le culot de chanter "Fernande" en prime time.
Le principe de cet album est simple , prendre des poèmes anglais et les mettre en musique. Comme sur le premier album , c'est Bertignac qui assure la production, ce qui n'est pas nécessairement une bonne nouvelle vu les dernières sorties du bonhomme ( l'horrible " Je chante" notamment ).
Alors oui , les textes sont beaux ( pas étonnant vu d'où ils sortent ). Mais à quoi bon utiliser ces poèmes pour ne pas les illustrer de manière originale à défaut de leur apporter quelque chose.
"No Promises" est dans le même ton que le premier opus de Bruni, un peu plus pop histoire de faire branchouille, et si doux et caressant qu'il en devient totalement insipide. Certes l'anglais sied un peu mieux à cette voix de Jane Birkin aphone ( pourtant y'avait de quoi avoir peur en entendant Carla Bruni prononcer "songuevraïtère" en interview ), mais la musique quant à elle est convenue et sans surprise. Au bout de deux titres , on aimerait quand même avoir l'impression d'être ailleurs que sur une attente téléphonique .
C'est donc bien beau de se réclamer de tradition folk , de déclarer que The Clash et Lou Reed sont des maîtres, mais peut-être serait-il temps de traduire tout ça en musique, sous peine d'être prise pour une godiche qui n'a rien compris à rien et qui place les influences requises en fonction du magasine ou du journaliste présent.
On ne juge pas un bouquin sur sa couverture dit le proverbe grand-briton. Pourtant cet album est bien à l'image de sa pochette, joli, convenu, mais qui ne respire pas la sincérité et semble vraiment être mis en scène de toutes pièces.
1 commentaire:
Pourquoi ça ne m'étonne pas???
Moi (Boulet)
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